Henri Weber, directeur des études européennes auprès du Premier secrétaire
Henri Weber, directeur des études européennes auprès du Premier secrétaire

Grèce : un clivage, quatre positions

Le par

Le clivage gauche-droite, réputé dépassé, s’est affirmé à nouveau sur la question du « Grexit ». Les « Républicains », toutes écuries confondues, ont exigé tout d’abord la sortie de la Grèce de l’Eurozone et stigmatisé la faiblesse coupable de François Hollande à l’endroit d’Alexis Tsipras. Puisqu’une nette majorité d’électeurs grecs s’est prononcée par référendum contre le projet d’accord approuvé par 18 gouvernements de l’Eurozone sur 19, disaient Nicolas Sarkozy, VGE, François Fillon, Alain Juppé,  que la Grèce retourne à ses drachmes. N’étant pas à une virevolte politique près, ces leaders ont fini par se rallier à l’accord du 13 juillet, mais leur premier mouvement est aussi révélateur qu’inquiétant. Le Front national a adopté la même

Crise grecque : les trois objectifs des socialistes

Le par

Face à la crise grecque, les socialistes français poursuivent trois objectifs. Le premier est de maintenir la Grèce dans la zone euro, éviter au peuple grec, déjà si durement éprouvé par la politique ultra-austéritaire que lui imposent les « institutions » depuis cinq ans, le « scénario argentin », sans les richesses de l’Argentine, que lui recommande l’inénarrable Alain Badiou et quelques autres irresponsables. Une sortie incontrôlée de l’euro, c’est la dévaluation de 40 à 70% de la drachme, la faillite des banques et de nombreuses entreprises, une nouvelle envolée du chômage, l’effondrement du système de protection sociale et des services publics ; le chaos, dans un pays situé entre les Balkans, le Proche-Orient et la

Et maintenant, s’attaquer aux vices de construction de l’Euroland

Le par

La crise grecque, mais aussi celles, nullement résorbées, d’autres pays de la périphérie européenne, illustrent l’inefficacité dévastatrice de la politique d’austérité généralisée mise en œuvre en Europe depuis 2009 par les conservateurs libéraux. L’idée que l’austérité ramènera la confiance des investisseurs, et que le retour des investisseurs relancera la croissance, s’est avérée dramatiquement fausse et a conduit l’Union européenne au seuil de la déflation. L’austérité synchronisée a noyé le moteur de la demande, et l’atonie de la demande a dissuadé les investisseurs. Il a fallu l’audace iconoclaste de Mario Draghi, s’asseyant sur les Traités et rachetant chaque mois pour 60 milliards d’euros d’obligations d’ Etat et désormais aussi, d’entreprises, pour

Les derniers contenus multimédias